Journées du patrimoine à Belfort : 33 rendez-vous les 19 et 20 septembre 2026
Les Journées européennes du patrimoine se tiennent à Belfort les samedi 19 et dimanche 20 septembre 2026, avec 33 rendez-vous répartis dans 22 lieux au programme officiel du ministère de la Culture. Trente-deux portent la mention gratuit. La particularité belfortaine est ailleurs : plus d'un rendez-vous sur deux se réserve à l'avance.
L'édition tombe sur un anniversaire rond que la ville met en scène : le château de Belfort est cité pour la première fois en 1226, dans le traité de Grandvillars, ce qui lui donne 800 ans cette année. Pour le reste de la saison, notre agenda que faire en Bourgogne-Franche-Comté cet été couvre les grands rendez-vous régionaux, et les Journées du patrimoine à Dijon donnent l'autre grand programme de la région le même week-end.
| À faire en priorité | Où | Quand | Réservation | Tarif |
|---|---|---|---|---|
| 800 ans du château, des origines au XVIe siècle | Citadelle, rue Xavier-Bauer | Sam. 11 h, dim. 10 h 30 | Obligatoire | Gratuit |
| La Citadelle imprenable, Grand souterrain et bastions | Citadelle, rue Xavier-Bauer | Sam. 10 h et 15 h, dim. 11 h et 15 h | Obligatoire, chaussures et lampe | Gratuit |
| Fort de l'OTAN, ouvrage G, à 80 m sous le Salbert | D4, mont Salbert | Sam. 10 h – 17 h 30, dim. 10 h – 17 h | Obligatoire | Non précisé |
| Spectacle itinérant « En état de siège » | Citadelle, rue Xavier-Bauer | Sam. et dim. 14 h 30 – 16 h | Obligatoire | Gratuit |
| Visite et concert d'orgue à la cathédrale Saint-Christophe | Place d'Armes | Sam. 16 h | Non | Gratuit |
| Visite et concert d'orgue au temple Saint-Jean | 9 faubourg des Ancêtres | Sam. 17 h 15 | Non | Gratuit |
| Observations au télescope au planétarium | Rue Jean-Pierre-Melville | Sam. 20 h – 22 h | Obligatoire | Gratuit |
| Hôtel de préfecture inauguré en 1902 | Place de la République | Sam. 14 h, 15 h 30 et 17 h | Obligatoire | Gratuit |
| Réserves des archives municipales, habituellement fermées | 2 rue de l'Ancien-Théâtre | Sam. 16 h et 17 h 15 | Obligatoire | Gratuit |
| Musée Bull et de la Mécanographie, atelier en fonctionnement | 5 rue Jacqueline-Auriol | Sam. et dim. 9 h – 12 h et 14 h – 18 h | Non | Gratuit |
| Guinguette musicale du Rockhatry au fort Hatry | Rue du Fort-Hatry | Sam. 14 h – 23 h, dim. 14 h – 19 h | Non | Gratuit |
| Atelier famille « Sur la piste du Lion » | Musée d'Histoire, citadelle | Sam. et dim. 10 h – 12 h 30 et 13 h 30 – 17 h | Non | Gratuit |
Événements & sorties à Belfort
Faut-il réserver pour les Journées du patrimoine à Belfort ?
Oui, pour 18 rendez-vous sur 33. C'est plus d'un sur deux, et cela concerne précisément ce que l'on vient chercher : la citadelle, l'hôtel de ville, la préfecture, les réserves des archives municipales, le planétarium et les quatre spectacles itinérants. Quatorze propositions restent en accès libre.
Deux guichets se partagent les inscriptions, et les confondre fait perdre du temps. Belfort Tourisme, 2 place de l'Arsenal, prend les réservations au 03 84 55 90 90 pour ses trois visites guidées et pour l'église Saint-Joseph. Le service des publics des musées passe par [email protected], le 03 84 54 25 51 ou le 03 84 54 56 40 pour la citadelle, l'hôtel de ville et les spectacles. Les archives municipales ont leur propre ligne, le 03 84 54 25 44, et le planétarium se réserve par courriel à [email protected].
Trois visites imposent aussi un âge minimum, ce qui n'apparaît que dans le détail des fiches : 7 ans pour « Belfort à la loupe », 8 ans pour la balade Bartholdi, 10 ans pour la découverte de la vieille ville et pour le spectacle nature de la citadelle, 14 ans pour la conférence sur l'artillerie et 16 ans pour « Crimes et mystères à Belfort », une déambulation sur les traces d'une pigiste des années 1930 du journal La Frontière.
Le château de Belfort fête ses 800 ans
L'anniversaire n'est pas décoratif : il structure le programme. Le château est mentionné pour la première fois en 1226 dans le traité de Grandvillars, alors qu'il fait l'objet d'une querelle territoriale entre les comtes de Montbéliard et de Ferrette. La visite « 800 ans du château » balaye cette histoire du haut Moyen Âge aux prémices du XVIe siècle, samedi à 11 h et dimanche à 10 h 30.
La citadelle concentre à elle seule dix des 33 rendez-vous si l'on y ajoute le Lion et le musée d'Histoire. On y trouve quatre spectacles itinérants, tous gratuits et tous sur inscription : « En état de siège » suit le colonel Denfert-Rochereau pendant le siège prussien de 1870-1871, « Vauban, un ingénieur au service du Roi Soleil » se joue à 17 h les deux jours, « Ça papillonne » raconte la colline de la Roche par sa géologie et sa flore en compagnie de Lucien Meyer, ancien conservateur des musées, et « Aux défenseurs de Belfort » est porté par le comédien Christian Waldner dimanche à 11 h.
Le Lion, lui, se découvre en accès libre. L'œuvre majeure de Frédéric-Auguste Bartholdi avec la Statue de la Liberté a été mise en chantier en 1875 et achevée en 1880, en blocs de grès taillés et jointoyés au mortier de ciment, pour 11 mètres de hauteur. La Tour 46, ouvrage bastionné pentagonal de Vauban en grès rose et briques, classé monument historique en 1971, ouvre ses salles d'exposition les deux jours de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h.
Six lieux de culte, quatre confessions, un même week-end
C'est la singularité la plus visible du programme belfortain : six édifices religieux de quatre confessions ouvrent en même temps. La cathédrale Saint-Christophe, bâtie sur les plans de l'ingénieur royal Jacques Philippe Mareschal et ouverte au culte en 1750, est devenue basilique mineure en 1952 puis cathédrale en 1979, à la création du diocèse de Belfort-Montbéliard. L'église Saint-Joseph, elle, a été construite sur un terrain acheté en 1882 par le père Louis Humbrecht — une église bâtie par des Alsaciens pour des Alsaciens.
L'astuce du week-end tient en quarante-cinq minutes. La cathédrale propose sa visite et son concert d'orgue samedi à 16 h, le temple protestant Saint-Jean, 9 faubourg des Ancêtres, enchaîne à 17 h 15 : les deux instruments appartiennent à la Ligne des Orgues Remarquables, qui en compte treize. Celui de la cathédrale date de 1752 et est classé monument historique ; celui du temple est un Marc Garnier de 1984, d'esthétique baroque Allemagne du Nord, proche des instruments qu'a connus Jean-Sébastien Bach. Le temple lui-même a été consacré le 10 mai 1877, en pleine réaction antiprotestante.
Les trois autres racontent l'immigration belfortaine. L'église orthodoxe de la rue du Berger, au clocher à bulbe, relève d'une paroisse fondée en 1927 par des Russes fuyant la révolution bolchévique ; l'édifice, orné de fresques, date des années 1990. La mosquée du Mont, 11 rue du Four-à-Chaux, inaugurée en 2015 après six ans de travaux et pouvant accueillir plus de mille fidèles, participe pour la première fois. La Grande Mosquée, 2 allée Garibaldi, ouvre le dimanche de 10 h à 20 h avec visites commentées en continu, une vente de couscous et de pâtisseries, et un thé offert à la cafétéria.
Ce que le week-end fait vraiment économiser à Belfort
La règle est écrite noir sur blanc par les musées de Belfort eux-mêmes : les Journées européennes du patrimoine figurent dans leur liste de dates de gratuité, aux côtés du premier dimanche de chaque mois, du FIMU, de la Nuit des arts, de la Nuit européenne des musées et du Mois givré. Le reste de l'année, l'entrée individuelle est fixée à 5 € sur l'ensemble des sites, et à 1 € pour la terrasse du Lion, avec gratuité avant 18 ans, pour les personnes handicapées et leurs accompagnateurs, les étudiants et les demandeurs d'emploi.
L'écart le plus net porte sur la programmation, pas sur les collections. Hors Journées du patrimoine, les musées facturent leurs grands événements — escape games, spectacles — 13 €, leurs petits événements comme les contes et concerts 6 €, et leurs visites spéciales en nocturne 6 € également ; seules les visites guidées classiques sont gratuites, l'entrée du musée restant due. Les 19 et 20 septembre, les quatre spectacles itinérants de la citadelle passent tous en accès gratuit sur inscription.
Le planétarium suit la même logique. Ses séances publiques se tiennent les 1er et 3e samedis de chaque mois à 14 h 30, pour 6 € par adulte et 4 € par enfant de moins de 12 ans, réservation obligatoire à [email protected] et règlement par carte, espèces ou chèque. Le samedi 19 septembre, la séance est décalée à 20 h, consacrée aux objets remarquables du ciel nocturne, et elle est gratuite — c'est le seul créneau du week-end qui se déroule à la nuit tombée.
Peut-on visiter le fort de l'OTAN pendant les Journées du patrimoine ?
Oui, les deux jours, sur inscription : samedi de 10 h à 17 h 30 et dimanche de 10 h à 17 h. L'ouvrage G a été construit à partir de 1953, en pleine guerre froide, comme centre de détection de la défense aérienne du territoire, à 80 mètres sous terre dans le mont Salbert. Le lieu est encore couvert par le secret défense, et la visite guidée dure 1 h 30.
L'association A.T.O.M.E.S y aménage ce qu'elle présente comme le premier musée français consacré à la guerre froide, avec des salles de reconstitution et des projections. Prévoyez des chaussures et des vêtements adaptés : on descend dans une galerie souterraine, pas dans une salle d'exposition chauffée. La réservation passe par le site de l'association, ouvrage-g.com.
Un point à surveiller, et c'est le seul du programme : cette fiche est la seule des 33 qui ne porte pas la mention gratuit, et aucun tarif n'y est publié pour le week-end. Sur sa billetterie en ligne, l'association vend ses visites ordinaires 9,99 € en tarif normal et 4,99 € pour les moins de 10 ans, mais les créneaux des 19 et 20 septembre n'y sont pas encore ouverts à la vente. Tant que ce n'est pas tranché, mieux vaut prévoir de quoi payer.
Ce qui fait rater une visite à Belfort
Le matériel, d'abord. La visite « La Citadelle imprenable » demande explicitement des chaussures de marche et une lampe torche : elle passe par le Grand souterrain, les galeries, un magasin à poudre et la Tour des Bourgeois, commentée par l'association Mémoire du Lion. Elle se tient quatre fois dans le week-end, samedi à 10 h et 15 h, dimanche à 11 h et 15 h, et chaque session est indépendante.
Le calendrier, ensuite. Vingt-sept fiches proposent quelque chose le samedi contre vingt-trois le dimanche, mais surtout, plusieurs temps forts ne se jouent qu'une fois : la conférence de Christophe Pommier sur la révolution de l'artillerie entre 1852 et 1914 à la bibliothèque Léon-Deubel samedi à 15 h, la visite de la préfecture samedi seulement, les deux concerts d'orgue samedi seulement, et l'exposition sur l'abolition de la peine de mort à la bibliothèque universitaire, commentée samedi de 10 h à 12 h par les archives départementales et Amnesty International — elle retrace le chemin parcouru depuis la dernière exécution publique à Belfort, en 1905.
Enfin, le programme municipal détaillé n'était pas encore publié à l'heure où nous écrivons : la page de la Ville annonce la 43e édition sur les thèmes du patrimoine de la photographie et du patrimoine en péril, et renvoie à un programme à venir. Côté musique, le fort Hatry abrite les locaux de répétition du Rockhatry et ouvre sa guinguette samedi jusqu'à 23 h, dans un fort de 1865 voulu par Denfert-Rochereau qui servit aussi de prison allemande ; c'est l'autre visage sonore d'une ville que les Eurockéennes de Belfort occupent chaque été au Malsaucy.
Questions fréquentes — Journées du patrimoine à Belfort
Faut-il réserver pour les Journées du patrimoine à Belfort ?
Pour 18 rendez-vous sur 33, soit plus d'un sur deux — c'est le point qui distingue Belfort. Les visites de la citadelle, de l'hôtel de ville, de la préfecture, des archives municipales, du planétarium et les quatre spectacles itinérants sont tous sur inscription. Deux guichets se partagent les réservations : le 03 84 55 90 90 pour Belfort Tourisme, et [email protected] ou le 03 84 54 25 51 pour les musées.
Les musées de Belfort sont-ils gratuits pendant les Journées du patrimoine ?
Oui. Les musées de Belfort inscrivent explicitement les Journées européennes du patrimoine parmi leurs dates de gratuité, au même titre que le premier dimanche de chaque mois, le FIMU, la Nuit des arts et la Nuit européenne des musées. Le reste de l'année, l'entrée individuelle est de 5 € sur l'ensemble des sites et de 1 € pour la terrasse du Lion, gratuite avant 18 ans.
Peut-on visiter le fort de l'OTAN à Belfort ?
Oui, samedi de 10 h à 17 h 30 et dimanche de 10 h à 17 h, sur inscription auprès de l'association A.T.O.M.E.S. L'ouvrage G, construit à partir de 1953 à 80 mètres sous le mont Salbert, est un centre de détection de la défense aérienne encore classé secret défense. La visite guidée dure 1 h 30 et demande des chaussures et des vêtements adaptés.
Que visiter à Belfort pendant les Journées du patrimoine ?
La citadelle et son Grand souterrain, le Lion de Bartholdi achevé en 1880, la Tour 46 de Vauban classée monument historique en 1971, l'hôtel de ville acquis en 1785, l'hôtel de préfecture inauguré en 1902, le musée Bull et de la Mécanographie créé par d'anciens ouvriers de l'usine, et six lieux de culte de quatre confessions différentes.
Que faire aux Journées du patrimoine à Belfort avec des enfants ?
L'atelier famille « Sur la piste du Lion » du musée d'Histoire se fait sans réservation les deux jours, de 10 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h, avec masques de fauves pour les plus petits. La visite « Belfort à la loupe » se suit livret-jeu en main dès 7 ans, la balade Bartholdi dès 8 ans, et le spectacle nature de la citadelle dès 10 ans.
Le week-end belfortain du 19 au 20 septembre
Trois lieux referment le programme loin de la citadelle. Le musée Bull et de la Mécanographie, 5 rue Jacqueline-Auriol, a été créé par d'anciens ouvriers de Bull Belfort dans les anciens locaux de l'entreprise : on y fait tourner une perforatrice, une traductrice, une trieuse, une interclasseuse et la tabulatrice BS 120, qui imprimait 150 lignes par minute. L'école d'art Gérard-Jacot, installée dans une ancienne caserne adossée à la Corne de l'Espérance — un ouvrage du plan de fortification imaginé par Vauban en 1687 — fait visiter son jardin suspendu de 1 200 m² en trois créneaux le samedi après-midi.
Le troisième est une vigne. Réimplantée en 2003 au sommet de la Miotte, exposée plein sud, elle compte un millier de pieds de pinot gris, de pinot auxerrois et de chardonnay et produit un vin blanc sec partagé entre la Ville et l'association qui l'entretient ; elle participe pour la première fois, avec deux visites guidées. Pour comparer les programmes voisins, les concerts du Festival de musique de Besançon prolongent la saison franc-comtoise, et le programme national des Journées européennes du patrimoine 2026 recense les ouvertures ville par ville.
Site officiel : Journées européennes du patrimoine — ministère de la Culture
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