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Le Temps d'Aimer la Danse 2026 à Biarritz : 10–21 septembre, 24 compagnies dans 18 villes

Mis à jour le 29 août 2026
Le Temps d'Aimer la Danse 2026 à Biarritz : 10–21 septembre, 24 compagnies dans 18 villes

Le Temps d'Aimer la Danse 2026 se tient du jeudi 10 au lundi 21 septembre 2026 à Biarritz et dans 18 communes du Pays Basque, du Béarn et de Gipuzkoa. Pour cette 36e édition, 24 compagnies sont accueillies dans 18 villes, et douze d'entre elles donnent en moyenne trois levers de rideau — une bonne part en extérieur, gratuits et sans billet. Benjamin Millepied ouvre le festival les 10 et 11 septembre à 21 h au Théâtre de la Gare du Midi avec la création mondiale de Summerland, sur la voix de la chanteuse November Ultra. Les places vont de 5 € au Plaza Berri à 42 € pour Sol Invictus, avec un tarif solidaire fixé à 13 € dans toutes les salles.

Ce qui rend cette édition différente de toutes les précédentes tient en une phrase : c'est la dernière de Thierry Malandain. Il quitte le Centre Chorégraphique National de Biarritz, installé à la Gare du Midi depuis 1998, et le chorégraphe Martin Harriague — que la brochure présente comme « enfant du pays et futur directeur » — lui succède. Malandain l'écrit lui-même dans son édito : ce « Temps d'Aimer la Danse de 36 saisons de hauteur est aussi mon dernier avant de passer l'arrosoir à Martin Harriague » — une sortie qu'il orchestre lui-même, en invitant son successeur à danser deux fois chez lui avant de prendre les clés. Le guide que faire au Pays Basque cet été 2026 replace le festival dans la saison locale, juste avant le Festival de Biarritz Amérique Latine, qui prend le relais dans la même ville cinq jours après la clôture.

Dates Du jeudi 10 au lundi 21 septembre 2026 — 36e édition
Lieu principal Théâtre de la Gare du Midi, 23 avenue du Maréchal Foch, 64200 Biarritz
Autres salles Théâtre du Casino municipal, Colisée, Atabal, Plaza Berri (Biarritz) · Théâtre Quintaou (Anglet) · Théâtre Michel Portal (Bayonne) · Complexe Saint-Louis (Saint-Palais) · Le Foirail (Pau) · LekuOna Fabrika (Errenteria, Espagne)
Programmation 24 compagnies accueillies dans 18 villes · 12 d'entre elles donnent en moyenne 3 levers de rideau
Gratuité Une section entière de la brochure — spectacles gratuits sans billet ni réservation, en extérieur, dans les quartiers et les villages
Ouverture Summerland — Benjamin Millepied & November Ultra, création mondiale, jeudi 10 et vendredi 11 septembre à 21 h (1 h 10)
Clôture Joy — Ballet de l'Opéra National de Bordeaux, dimanche 20 septembre à 21 h, Gare du Midi
Tarifs De 5 € (Plaza Berri) à 42 € (Gare du Midi, Quintaou) · tarif solidaire 13 € partout
Pass Temps d'Aimer 13 € — jusqu'à 30 % de réduction sur tout le festival · 1 € reversé à une ONG environnementale locale
Billetterie En ligne et au guichet de la Gare du Midi, sans frais · guichet dès le 1er septembre, 12 h 30–18 h et 19 h 30–21 h les soirs de spectacle · eusko accepté · offices de tourisme avec frais de location
Fréquentation Plus de 15 000 spectateurs en moyenne, chiffre communiqué par le festival
Organisateur CCN Malandain Ballet Biarritz — direction Thierry Malandain (dernière édition)

Événements & sorties à Biarritz

Pourquoi 2026 est la dernière édition de Thierry Malandain

Parce qu'il quitte le Centre Chorégraphique National de Biarritz, dont il a pris la direction à son installation à la Gare du Midi en 1998. La Ville de Biarritz rappelle que le festival fait vibrer Biarritz « depuis plus de trente-cinq ans » ; celle de septembre 2026 est la dernière édition que Malandain programme. Son successeur est déjà nommé : Martin Harriague, chorégraphe né au Pays Basque, qui dirigera à la fois le CCN et le festival.

La façon dont Malandain organise sa sortie mérite d'être lue de près, parce qu'elle n'a rien d'un adieu larmoyant. Il programme Harriague deux fois — Prométhée avec le Ballet de l'Opéra Grand Avignon, puis Awen – The Sacred Veil — et se réserve une seule soirée, les 15 et 16 septembre, avec un triptyque qui ressemble à un autoportrait : L'Oiseau de feu sur Stravinsky pour l'héritage des Ballets russes, Boléro sur Ravel pour l'ancrage basque, et Minuit et demi, ou le Cœur mystérieux sur Saint-Saëns. Trois compositeurs, trois filiations, une soirée. Interrogé sur ce départ à l'ouverture de la billetterie, il a résumé la chose sans emphase : « Le festival va commencer à marquer la fin, mais je m'y prépare, donc ça devrait bien se passer. »

Second changement, moins visible mais structurant : le festival a changé de maison. Pendant trente ans, Le Temps d'Aimer a été porté par l'association Biarritz Culture ; il est désormais produit par le CCN Malandain Ballet Biarritz lui-même. Concrètement, la compagnie résidente de la Gare du Midi programme désormais le festival qui se joue dans ses murs. Le Temps d'Aimer avait été créé au début des années 1990 par Biarritz Culture et son président Jakes Abeberry — la brochure dit « planté en 1990 » quand la page « À propos » du même site affiche 1991. Cette bascule explique l'ampleur du volet basque de l'édition 2026, avec neuf compagnies du Pays Basque nord et sud : Lasala, La Cavale, Haatik Dantza & Jone San Martin, Bilaka Kolektiboa, Led Silhouette, Oihan Indart, Mizel Théret / Cie Traversée, le Collectif Ibawa et le Tremplin Corps & Graphique. Le festival chiffre lui-même cet ancrage dans ses « engagements » : 70 % de ses dépenses sont réalisées localement, et il fait tourner ses spectacles jusque dans les Jai Alai de Mauléon et de Garazi. Un profil très différent de celui de Montpellier Danse ou du Festival de Marseille, les deux autres grands rendez-vous chorégraphiques de l'été français.

Le programme jour par jour, du 10 au 21 septembre

Les grands rendez-vous en salle se concentrent sur onze soirées, presque toutes à 21 h à la Gare du Midi. Quatre spectacles sont doublés à 18 h et 21 h le même jour — Prométhée le 13 septembre, Sol Invictus le 18 — ce qui change tout pour qui réserve tard : la séance de 18 h reste disponible longtemps après que celle de 21 h a affiché complet, et elle permet d'enchaîner deux spectacles dans la même soirée.

Date Spectacle Compagnie Lieu
Jeu. 10 & ven. 11 sept., 21 h Summerland — création mondiale (1 h 10) Benjamin Millepied & November Ultra Gare du Midi, Biarritz
Ven. 11 sept., 19 h Halley Led Silhouette Théâtre du Casino municipal, Biarritz
Sam. 12 sept., 21 h Contre-nature — 10 danseurs-acrobates Rachid Ouramdane / Compagnie de Chaillot Théâtre Quintaou, Anglet
Dim. 13 sept., 18 h et 21 h Prométhée — musique de Beethoven et Fabien Cali Ballet de l'Opéra Grand Avignon / Martin Harriague Gare du Midi, Biarritz
Mar. 15 & mer. 16 sept., 21 h L'Oiseau de feu / Boléro / Minuit et demi, ou le Cœur mystérieux CCN Malandain Ballet Biarritz Gare du Midi, Biarritz
Jeu. 17 sept., 21 h Lost Letters Lucia Lacarra Ballet — Lucia Lacarra & Matthew Goldwin Théâtre du Casino municipal, Biarritz
Ven. 18 sept., 18 h et 21 h Sol Invictus — 17 artistes hip-hop, musique de Steve Reich et Beethoven Compagnie Hervé Koubi Gare du Midi, Biarritz
Ven. 11 sept., 19 h · sam. 19 sept., 18 h et 21 h Awen – The Sacred Veil Ballet de l'Opéra Grand Avignon / Martin Harriague LekuOna Fabrika (Errenteria) puis Casino municipal, Biarritz
Dim. 20 sept., 21 h Joy — clôture : Iratxe Ansa & Igor Bacovich, Marco Goecke, Christopher Wheeldon Ballet de l'Opéra National de Bordeaux Gare du Midi, Biarritz
Lun. 21 sept., 10 h 30 bOta — dernier événement du festival, gratuit EliralE — Pantxika Telleria Tardets (Soule)

Une précision que presque tous les agendas culturels ratent : la plupart annoncent « du 10 au 20 septembre », parce qu'ils s'arrêtent au gala de clôture. Le festival court officiellement jusqu'au lundi 21 septembre, et son dernier événement n'est pas un ballet à Biarritz mais bOta, un spectacle gratuit à 10 h 30 à Tardets, en Soule, loin dans les terres. C'est une déclaration d'intention : Le Temps d'Aimer ne se termine pas dans son théâtre, il se termine dans un village de l'intérieur. Le Théâtre Michel Portal, à Bayonne — la ville qui célèbre chaque été ses fêtes centenaires, fait partie de ce même maillage, tout comme Le Foirail à Pau et LekuOna Fabrika à Errenteria, de l'autre côté de la Bidassoa.

Combien coûte une place au Temps d'Aimer 2026 ?

Entre 5 € et 42 € selon la salle, avec quatre niveaux de tarif par spectacle. Une place au Théâtre de la Gare du Midi coûte 42 € plein tarif, 34 € en tarif partenaire, 30 € avec le Pass Temps d'Aimer et 13 € en tarif solidaire. Attention : ces tarifs ne valent que sur le site du festival et à son guichet de la Gare du Midi — tous les autres points de vente ajoutent des frais de réservation. Le Plaza Berri, lui, reste à 5 € la place.

Salle Plein tarif Partenaire Pass Temps d'Aimer Solidaire
Gare du Midi (Biarritz) · Quintaou (Anglet) 42 € 34 € 30 € 13 €
Casino municipal (Biarritz) · Michel Portal (Bayonne) 35 € 30 € 25 € 13 €
Colisée (Biarritz) · Atabal (Biarritz) · Saint-Louis (Saint-Palais) 22 € 19 € 16 € 13 €
Spectacle famille — Harri Xuri (Louhossoa) · Plaza Berri · Casino 22 € 19 € 16 € 13 €
Jai Alai de Mauléon-Licharre et de Saint-Jean-Pied-de-Port 17 € 13 €
Plaza Berri (Biarritz) Tarif unique 5 €
LekuOna Fabrika (Errenteria)
vente sur sarrerak.errenteria.eus uniquement
Tarif unique 9 €
Le Foirail (Pau)
vente sur espacespluriels.fr uniquement
40 € 34 € réduit 20 € jeune 10 € minima sociaux

Le calcul que personne ne fait à votre place : le Pass Temps d'Aimer coûte 13 € et fait tomber une place de Gare du Midi de 42 € à 30 €, soit 12 € d'économie sur un seul spectacle. Le pass est donc remboursé dès la deuxième place achetée — et à partir de la troisième, il rapporte. Si vous prévoyez ne serait-ce que deux soirées en grande salle, l'acheter n'est pas une option mais une évidence : 13 € + deux places à 30 € font 73 €, contre 84 € en plein tarif. Un euro sur chaque pass vendu est reversé à une ONG environnementale locale.

Le tarif solidaire à 13 € est la vraie curiosité de la grille, et il est nettement sous-utilisé. Il s'applique dans toutes les salles, y compris pour Millepied à la Gare du Midi — le même fauteuil qu'un spectateur plein tarif paie 42 €. La liste des ayants droit est bien plus large que ce qu'on imagine : moins de 18 ans, étudiants de moins de 26 ans, demandeurs d'emploi, RSA, AAH, ASS, ASPA, intermittents du spectacle, professeurs de danse et artistes — et surtout toute famille dont le quotient familial est inférieur ou égal à 700 €, un critère que presque personne ne pense à faire valoir. Il suffit d'un justificatif de moins de trois mois.

Trois autres portes d'entrée méritent d'être connues. Les groupes à partir de dix personnes paient 22 € par adulte et 13 € par enfant, quel que soit le spectacle — à réserver auprès du guichet ou de l'office de tourisme de Biarritz, et valable partout sauf à Errenteria et à Pau. Quand un spectacle affiche complet, le festival remet régulièrement des places en vente en ligne, et libère des places de dernière minute une heure avant la représentation, directement au guichet du théâtre. Enfin, la billetterie de la Gare du Midi accepte l'eusko, la monnaie locale du Pays Basque nord.

Le guichet du festival ouvre le 1er septembre à la Gare du Midi, de 12 h 30 à 18 h, puis de 19 h 30 à 21 h les soirs de spectacle (renseignements au 07 88 16 70 45, tous les jours de 14 h à 18 h). Il reste, avec le site du festival, le seul point de vente sans frais : l'office de tourisme de Biarritz et les vingt et un offices du Pays Basque, de Bayonne à Urt en passant par Sare et Tardets, vendent les mêmes places mais « avec frais de location ». Le festival s'inscrit dans une saison régionale dense que détaille le guide que faire en Nouvelle-Aquitaine cet été 2026.

Les spectacles gratuits : la Gigabarre et la danse basque

La brochure officielle réserve une section entière aux spectacles gratuits : une trentaine de pages de rendez-vous sans billet ni réservation, en extérieur et dans les quartiers. On peut suivre Le Temps d'Aimer pendant douze jours sans dépenser un euro.

Le rendez-vous emblématique s'appelle la Gigabarre, et il a lieu deux fois : le dimanche 13 et le dimanche 20 septembre, à 11 h, sur le promenoir de la Grande Plage. Le promenoir se transforme en salle de cours à ciel ouvert — une barre en plein air face à l'océan, ouverte à tous, débutants comme curieux, quel que soit le niveau. Attention à qui la mène, car ce ne sont pas les mêmes danseurs : le 13 septembre, c'est le Ballet de l'Opéra Grand Avignon ; le 20, la chorégraphe invitée Iratxe Ansa avec le Ballet de l'Opéra National de Bordeaux, quelques heures avant que la même compagnie ne referme le festival avec Joy.

Le reste du volet gratuit est massivement basque. Le samedi 12 à 16 h 30, la Dantzari topaketa réunit au fronton Jean-Pierre Abeberry du parc Mazon près de 150 danseurs et musiciens venus de Biarritz, Saint-Pierre-d'Irube, Pampelune et Tolosa — cinq groupes (Duguna, Irrissariko Kabalkada, Leinua, Maritzuli, Udaberri), 1 h 30 de cérémoniels dansés en habits rituels, et un bal basque en clôture qui mélange danseurs et spectateurs (repli au Plaza Berri s'il pleut). Autour, Dirau du Bilaka Kolektiboa tourne à Boucau, Biarritz, La Bastide-Clairence, Barcus et Itxassou, Ur Hatsa passe de village en village le 20, Gaua du Collectif Ibawa se joue en plein air à Hasparren, Angeluko Kabalkada — la cavalcade d'Anglet — investit le fronton Hardoy le 20 à 15 h, et From the ground de la Compagnie Skorpeidon se donne à Biarritz comme à Pau.

Le 20 septembre, la journée à faire en famille

Si vous ne venez qu'une fois, venez ce jour-là. Le festival consacre le dimanche 20 septembre à une « Journée le Temps d'Aimer l'Océan » qu'il décrit comme une journée familiale dédiée à la danse et à la protection de l'Océan, menée en collaboration avec la Water Family : spectacles gratuits, village animé par des ONG environnementales, et un ramassage éco-citoyen sur la Grande Plage à 10 h. Tout démarre dès 9 h 30 avec une mise en mouvement sur le sable.

Le même jour, un atelier parent / enfant se tient à 9 h 30 au Grand Studio de la Gare du Midi, à 10 € pour un adulte et un enfant, sur inscription dans la section atelier du site du festival. L'après-midi enchaîne les rendez-vous gratuits en plein air, et la soirée propose le Spectacle famille de la compagnie La Cavale, TADAM ! à 18 h au Théâtre du Casino municipal, à 22 € plein tarif et 13 € en solidaire. Une journée entière, de la plage au théâtre, sans avoir à choisir entre les deux.

Et ce n'est pas le seul rendez-vous pensé pour les familles. Le festival étiquette explicitement trois « spectacles famille », tous au même tarif — 22 € plein, 19 € partenaires, 16 € avec le Pass, 13 € solidaire — et tous à 18 h, ce qui les rend compatibles avec un coucher raisonnable.

Date Spectacle Lieu Durée
Dim. 13 sept., 18 h Alai Familian — Cie Lasala, dès 6 ans Salle Harri Xuri, Louhossoa 45 min
Mer. 16 sept., 18 h Parmi les vaches — La Côte Folle, cirque Plaza Berri, Biarritz 45 min
Dim. 20 sept., 18 h TADAM ! — Cie La Cavale, dès 6 ans Théâtre du Casino municipal, Biarritz 40 min

Dernier point qui compte quand on vient à plusieurs : les moins de 18 ans et les étudiants jusqu'à 26 ans paient 13 € sur l'ensemble des spectacles, tarif solidaire compris. Et les 15–18 ans peuvent régler avec leur crédit Pass Culture, via l'application ou sur pass.culture.fr — une porte d'entrée que le festival signale sur sa page tarifs et que personne ne pense à utiliser pour de la danse contemporaine.

Le vrai problème pratique de l'édition est ailleurs : ces rendez-vous se dispersent sur 18 villes, de Boucau à Tardets en passant par Errenteria, et plusieurs se jouent à la même heure — le 20 septembre à 15 h, il faut choisir entre Anglet et la scène de la Grande Plage. Tenir ça sur un dépliant papier est perdu d'avance. L'application Oniva référence plus de 80 000 événements dans toute la France et les met à jour en continu : une recherche autour de Biarritz ou d'Anglet fait remonter les rendez-vous du Temps d'Aimer, gratuits compris, avec la géolocalisation qui vous dit lequel se joue à dix minutes de vous.

La Gare du Midi, une gare devenue le grand théâtre de Biarritz

Le nom déroute tous les visiteurs qui cherchent un train : le Théâtre de la Gare du Midi, 23 avenue du Maréchal Foch, est bel et bien une ancienne gare. Commencée en 1906 et confiée à l'architecte Adolphe Dervaux — également auteur de la gare de Rouen — elle est mise en service le 25 février 1911. L'électrification de 1926 lui a fait perdre son prestige, et le dernier train y est passé en septembre 1980. La gare SNCF actuelle de Biarritz est ailleurs, à La Négresse : ne tapez pas « gare de Biarritz » dans votre GPS un soir de spectacle.

Le bâtiment est réhabilité en 1990 en « Palais des Festivals », retrouve son nom de Gare du Midi en 1997, puis accueille dès 1998 le Malandain Ballet Biarritz, Centre Chorégraphique National, qui occupe ses deux tours et son corps central. Il a gardé sa façade monumentale en pierre d'Arudy tournée vers le jardin public et ses mosaïques signées des frères Maumégean ; l'ascenseur et l'immense escalier qui menaient aux voies, eux, ont disparu.

L'auditorium s'appelle la salle Atalaya. Son plateau de 600 m2 — le seul chiffre sur lequel toutes les sources officielles s'accordent — explique qu'une compagnie de la taille du Ballet de l'Opéra National de Bordeaux puisse y tenir, avec des loges de chaque côté ouvrant directement sur la scène et un hall d'accueil de 300 m2. Sur la jauge, en revanche, personne ne s'entend : la Ville de Biarritz annonce 1 354 places, le CCN 1 400, et l'exploitant 1 380 puis 1 280 à deux paragraphes d'intervalle. Comptez donc une salle d'environ 1 300 à 1 400 places — et sachez qu'un spectateur de Summerland est assis, sans forcément le savoir, dans le hall d'une gare de 1911, à 5 minutes à pied du front de mer.

Comment aller au Temps d'Aimer et en repartir après 23 h ?

Contrairement à ce qu'on lit souvent, on peut très bien rentrer en bus après un spectacle de 21 h. Les infos pratiques du festival le disent noir sur blanc : la ligne T1 circule jusqu'à 0 h 30 du dimanche au mercredi, et jusqu'à 2 h 30 les jeudi, vendredi et samedi. Ce sont les navettes gratuites du centre-ville qui s'arrêtent tôt — N10, N11 et N12 ne roulent que de 7 h 30 à 19 h 30. Un spectacle de 21 h qui dure 1 h 10 vous laisse dehors vers 22 h 30 : trop tard pour les navettes, largement dans les clous pour le T1.

Encore faut-il descendre au bon arrêt, car aucune salle n'est desservie par toutes les lignes.

Deux autres pièges valent d'être connus. Le premier : la séance de 18 h. Sur Prométhée le 13 septembre et Sol Invictus le 18, la séance de 18 h est la même que celle de 21 h, au même tarif — mais elle se vend beaucoup moins vite et vous rend votre soirée. Le second concerne les spectacles côté espagnol et béarnais : Errenteria (LekuOna Fabrika) se vend uniquement sur sarrerak.errenteria.eus et Pau (Le Foirail) uniquement sur espacespluriels.fr. Le tarif de groupe du festival ne s'y applique pas non plus — la brochure exclut explicitement Errenteria et Pau. À Pau en revanche, le Pass Temps d'Aimer reste reconnu : il donne accès au tarif de 34 € au lieu de 40 €.

Questions fréquentes — Le Temps d'Aimer la Danse

Quelles sont les dates du Temps d'Aimer la Danse 2026 ?

Le Temps d'Aimer la Danse 2026 se déroule du jeudi 10 au lundi 21 septembre 2026, à Biarritz et dans 18 communes du Pays Basque, du Béarn et de Gipuzkoa. C'est la 36e édition. Le grand spectacle de clôture, Joy par le Ballet de l'Opéra National de Bordeaux, a lieu le dimanche 20 septembre à 21 h à la Gare du Midi, mais le festival se termine réellement le lundi 21 au matin avec un spectacle gratuit à Tardets.

Combien coûte une place au Temps d'Aimer la Danse 2026 ?

De 5 € à 42 € selon la salle. Une place au Théâtre de la Gare du Midi de Biarritz coûte 42 € plein tarif, 34 € tarif partenaire, 30 € avec le Pass Temps d'Aimer et 13 € en tarif solidaire. Au Théâtre du Casino de Biarritz et au Théâtre Michel Portal de Bayonne, le plein tarif est à 35 €. Au Colisée, à l'Atabal et à Saint-Palais, il tombe à 22 €. Le Plaza Berri est à 5 €.

Le Temps d'Aimer la Danse est-il gratuit ?

En partie. La brochure officielle consacre une section entière aux spectacles gratuits, une trentaine de pages. Ils se jouent en extérieur, dans les quartiers et les villages, sans billet ni réservation : les deux Gigabarres du promenoir de la Grande Plage les 13 et 20 septembre, la Dantzari topaketa et ses quelque 150 danseurs et musiciens, Ur Hatsa, Angeluko Kabalkada au fronton Hardoy d'Anglet. Les grands ballets en salle restent payants.

Pourquoi 2026 est-elle la dernière édition de Thierry Malandain ?

Thierry Malandain quitte la direction du Centre Chorégraphique National de Biarritz, qu'il dirige depuis 1998. La 36e édition du festival est la dernière qu'il programme. Le chorégraphe Martin Harriague, que la brochure présente comme « enfant du pays et futur directeur », lui succède à la tête du CCN et du festival. Harriague est lui-même programmé deux fois en 2026, avec Prométhée et Awen – The Sacred Veil.

Où se déroule le Temps d'Aimer la Danse à Biarritz ?

La salle principale est le Théâtre de la Gare du Midi, 23 avenue du Maréchal Foch à Biarritz, une ancienne gare reconvertie en théâtre. Le festival investit aussi le Théâtre du Casino municipal, le Colisée, l'Atabal et le Plaza Berri à Biarritz, le Théâtre Quintaou à Anglet, le Théâtre Michel Portal à Bayonne, Le Foirail à Pau et LekuOna Fabrika à Errenteria, en Espagne.

Comment rentrer après un spectacle de 21 h à Biarritz ?

En bus, sans problème : la ligne T1 circule jusqu'à 0 h 30 du dimanche au mercredi et jusqu'à 2 h 30 les jeudi, vendredi et samedi. Ce sont les navettes gratuites N10, N11 et N12 qui s'arrêtent à 19 h 30, avant le lever de rideau de 21 h. Descendez à Mairie de Biarritz pour la Gare du Midi, au Palais pour le Casino. La Gare du Midi est à 5 minutes à pied du front de mer et les vélos électriques Vélibleu sont accessibles la nuit, gratuits les 10 premières minutes puis 2 € l'heure.

Le Temps d'Aimer dans le calendrier de septembre en Nouvelle-Aquitaine

Septembre est devenu le mois le plus dense de la région, et les dates se chevauchent. Du 15 au 20 septembre, le Festival de la Fiction de La Rochelle se tient exactement en même temps que la seconde semaine du Temps d'Aimer. Une semaine plus tard, le Quiksilver Festival de Hossegor prend le relais du 19 au 27 septembre, juste au nord dans les Landes — les deux se recoupent sur le week-end de clôture des 19 et 20 septembre, ce qui rend l'hébergement sur la côte landaise et basque particulièrement tendu ce week-end-là.

Concrètement, si vous venez pour Joy le 20 septembre au soir, réservez votre chambre avant fin août : Biarritz, Anglet et Bayonne absorbent ce week-end-là les spectateurs du festival, les surfeurs de Hossegor et la fin de saison balnéaire. Les hôtels du centre de Biarritz, à distance de marche de la Gare du Midi, partent les premiers — et ce sont les seuls qui règlent le problème du retour à 22 h 30 sans navette. La pression ne retombe pas ensuite : cinq jours après la clôture, Biarritz enchaîne avec le Festival de Biarritz Amérique Latine, du 26 septembre au 2 octobre, qui remplit à son tour la Gare du Midi et le centre-ville.

Site officiel : letempsdaimer.com

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